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L’urticaire chronique, un casse-tête quotidien

Mode de vie et sport - 24/06/2019

Vous êtes atteint(e) d’urticaire chronique spontanée et depuis que ce diagnostic a été posé, il vous semble que votre vie a changé. Plusieurs enquêtes ont été menées auprès de patients atteints d’urticaire chronique. Nombreux sont ceux qui considèrent comme vous que leur qualité de vie s’est trouvée altérée par leur maladie.

Selon les enquêtes, les symptômes physiques, le bien-être émotionnel, les activités quotidiennes, le sommeil et les performances au travail sont les domaines les plus affectés par l’urticaire chronique.

Ce sont notamment les démangeaisons qui ont l’impact le plus fort sur la qualité de vie. La gêne esthétique créée par les papules, le gonflement des lèvres ou des paupières, est particulièrement difficile à vivre, d’autant plus que les éruptions sont imprévisibles.
Les troubles du sommeil, la fatigue, les effets indésirables des médicaments (somnolence) sont très souvent cités dans les facteurs influençant négativement la qualité de vie. Selon une enquête récente, une personne sur 3 estimait que ses activités quotidiennes étaient très fortement « impactées » par son urticaire chronique.

L’urticaire chronique spontanée touche plus particulièrement les personnes entre 20 et 40 ans, en pleine activité professionnelle. Les poussées d’urticaire sont de ce fait à l’origine d’un absentéisme non négligeable et peuvent avoir des conséquences sur les revenus et sur le déroulé de la carrière.

Mais les manifestations physiques de la maladie ne sont pas les seules responsables des difficultés.  La quête absolue d’une cause est elle aussi à l’origine de beaucoup d’angoisses, de perte de temps et d’énergie à la poursuite d’avis médicaux et à la vaine recherche d’une allergie. Admettre que les poussées surviennent sans aucun facteur déclenchant retrouvé, « sans que l’on sache pourquoi », n’est pas toujours facile.

Vous ne devez pas hésiter à parler de vos difficultés à votre médecin. Un ajustement des doses ou un changement de traitement pourra réduire la fréquence des poussées ou régler le problème de la somnolence ou de la fatigue dans la journée. Il se peut aussi que vous ayez besoin d’être motivé pour suivre votre traitement : impliquez vos proches et faites-leur part de vos difficultés. Si vous rencontrez des problèmes professionnels, le médecin du travail est là pour vous aider à trouver une solution. Des associations de patients vous permettent de rencontrer d’autres personnes souffrant des mêmes maux et d’échanger des solutions.

Si votre anxiété est importante ou si votre médecin dépiste des signes évoquant une dépression, un accompagnement psychologique peut être nécessaire.
Bref, ne restez pas seul(e) devant les obstacles que vous rencontrez.

Dr Roseline Péluchon